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Vendredi 11 novembre, près de 80 personnes étaient présentes autour du Monument aux morts pour commémorer les 104 ans de l'Armistice. Portes-drapeaux, élus, sapeurs-pompiers, gendarmes et habitants étaient tous réunie afin de rendre hommage à tous ces hommes morts lors de cette guerre dont le bilan a été tragique : près d'un million quatre cent mille soldats français tombés au champ d'honneur, près de quatre million de militaires français blessés ou mutilés et plusieurs centaine de millier de veuves et d'orphelins. 

A cette occasion, Madame Le Maire, Amélie Caro a prononcé le message officiel de Monsieur Sébastien Lecornu, ministre des Armées, et Madame Patricia Mirallès, secrétaire d'Etat aux anciens combattants et à la Mémoire, que vous pouvez retrouver ci-dessous : 


" La nouvelle de la Victoire se répand à la volée dans tout le pays, de clocher en clocher. L’écho du clairon vient d’annoncer la fin d’un conflit qui a éprouvé le monde et
décimé les Hommes. La fureur du canon s’est enfin tue, couverte par un immense éclat de joie.

11 novembre 1918, il est 11 heures : c’est l’Armistice.

Pour des millions de soldats venus du monde entier, c’est la fin de quatre terribles années de combat. Le soulagement est immense.

***

La guerre est finie, mais pour les survivants commence un funeste décompte, celui d’un million quatre cent mille soldats français tombés au champ d’honneur, de quatre millions de nos militaires blessés ou mutilés, ces braves aux « gueules cassées » qui plongent la Nation entière dans l’effroi et l’émotion.

Le traumatisme est mondial. En tout, ce sont près de 10 millions de soldats qui ont été tués, 3 millions de veuves et 6 millions d’orphelins. Les morts sont presque aussi
nombreux parmi les civils.

Ceux qui sont revenus des combats racontent la puanteur des tranchées et le fracas des obus. Ils expliquent la peur avant les charges, le courage qu’il faut pour sortir des abris et donner l’assaut aux lignes ennemies sous la mitraille. Ils disent l’horreur du spectacle de leurs frères d’armes qui tombent à leurs côtés.
Souvenons-nous de leur bravoure et de leur sacrifice. Commémorons ces soldats dont les noms doivent rester gravés dans nos mémoires comme ils le sont sur nos monuments aux morts, dans les villes et les villages de France, dans l’Hexagone comme dans les Outre-mer.

Souvenons-nous des soldats venus d’Afrique, du Pacifique, des Amériques et d’Asie, de ces soldats alliés venus verser leur sang pour la France, et défendre avec nous la liberté sur une terre qu’ils ne connaissaient pourtant pas.

***

Le sacrifice de nos Poilus nous oblige, il nous rappelle que la Paix a un prix, et que nous devons être désormais unis avec ceux qui étaient hier nos adversaires, car « ce n’est qu’avec le passé qu’on fait l’avenir », écrivait Anatole France.

Ce souvenir, ce sont les jeunes générations qui doivent désormais s’en emparer, pour venir raviver la flamme de la mémoire de ceux qui sont morts pour la France, pour notre liberté. C’est la reconnaissance que la Nation doit à ses combattants, à ceux qui sont tombés et à ceux qui ont survécus.

Aux combattants d’hier et à ceux d’aujourd’hui, comme à leurs familles et ayants droit, la Nation doit continuer d’assurer réparation, reconnaissance et droit, comme l’a
voulu le Président de la République.

Cette année nous honorons deux soldats morts pour la France au Mali : le maréchal des logis chef Adrien Quélin et le brigadier-chef Alexandre Martin. Honorons leur sacrifice et celui de tous les soldats qui ont versé leur sang pour la France.

Le monde était convaincu en 1918 que la Première guerre mondiale devait être la « Der des der », la dernière des dernières. Nous savons ce qu’il advint de cet espoir et aujourd’hui, en ce 11 novembre 2022, alors que la guerre est de retour sur notre continent, n’oublions pas le combat des Poilus pour la Paix et le sacrifice de nos soldats morts pour la France.

Vive la République !

Et vive la France ! "
 

Amélie Caro a ensuite prononcé le discours ci-dessous pour rendre hommage à Pierre Derrien, pleybennois décédé après avoir reçu des balles de soldats allemands.

" Lors de la cérémonie du 8 mai dernier, nous avons dévoilé la plaque portant les noms de 8 pleybennois "Morts pour la France" qui n'étaient pas inscrits sur le monument aux morts, comme cela aurait dû l'être. A cette occasion, je vous avais indiqué que nous avions initié une démarche en faveur d'un autre Pleybennois qui, à notre avis, méritait également cette reconnaissance. 
Cette démarche a aboutie favorablement et j'ai l'honneur de vous indiquer de Monsieur Pierre DERRIEN a été reconnu "Mort pour la France" et que nous venons de faire graver son nom sur la présente plaque qui, après cette cérémonie, va retrouver sa place sur le monument aux morts. 
Nous sommes très heureux d'avoir parmi nous Monsieur Jean MOULIN, voisin Châteauneuvien mais Pleybennois de naissance et de cœur, qui est le neveu de Pierre DERRIEN et qui était présent près du lieu du drame qui a entrainé sa mort. 
Pierre DERRIEN a combattu pendant la guerre 14-18 et ses états de service étaient élogieux. Il en est revenu avec plusieurs blessure importantes et un grand traumatisme. 
En conséquence, il insupportait la présence allemande et en janvier 1941, à Kroaz ar gorret, près de son domicile, il n'a pu se contenir à la vue de 2 officiers allemands qu'il a provoqué et qui ont répliqué" en le blessant par balles. 
Il a été hospitalisé à Carhaix où il est mort 2 mois plus tard, le 27 mars 1941 à l'âge de 53 ans. 
L'hôpital de Carhaix était à l'époque sous gouvernance allemande ce qui explique que la mention "Mort pour la France" ne lui ai pas été attribuée. C'est aujourd'hui chose faite. 
Toutefois la commune n'avait pas attendu ce moment pour l'honorer puisque son nom a été donné il y a quelques années à la rue qui rejoint la rue de Kervern à Kroaz ar Gorret. 
Nous tenons également à remercier Yves FITAMANT de Kroaz ar Gorret qui a suscité cette initiative. Il n'a pu être des nôtres aujourd'hui mais nous tenons à le saluer et à le féliciter pour son livre remarquable "Bruits de botte autour de l'enclos" qui retrace la vie Pleybennoise pendant la guerre 39-45. 
Nous espérons avoir ainsi régularisé toutes les situations des Pleybennois dont les noms méritaient d'être inscrits sur notre monument aux morts. "
 
 

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